Le 29 mai 2026, Orano Enrichment USA a déposé une demande de licence auprès de la Nuclear Regulatory Commission (NRC) pour construire une usine d'enrichissement d'uranium à Oak Ridge, Tennessee. Ce projet, baptisé IKE, vise à produire 7,4 millions d'unités de travail de séparation (SWU) par an et s'inscrit dans la volonté américaine de relocaliser sa chaîne d'approvisionnement nucléaire. Pour le Niger, premier producteur africain d'uranium, cette décision intervient dans un contexte de fragilité croissante : conflits locaux, reports de projets miniers et tensions politiques.

Infographie — Uranium · Niger

Le projet IKE d'Orano aux États-Unis symbolise une recomposition en profondeur de la chaîne d'approvisionnement nucléaire mondiale. Pour le Niger, il ne s'agit pas seulement d'une concurrence accrue, mais d'un signal sur la nécessité de repenser son modèle économique minier. Alors que la demande globale d'uranium pourrait augmenter avec la relance du nucléaire civil, les producteurs africains devront s'adapter à un environnement où la technologie et la sécurité deviennent des facteurs clés. Le Niger saura-t-il transformer ces défis en opportunités ?