Le Burkina Faso a ouvert le 1er juin 2026 l’atelier de cadrage de son rapport ITIE 2025, réaffirmant son engagement pour la transparence des industries extractives. Cet exercice intervient alors que le pays, troisième producteur d’or d’Afrique de l’Ouest, cherche à mieux capter les retombées de ses ressources minières pour financer son développement et renforcer sa souveraineté énergétique. Dans un contexte régional marqué par des tensions géopolitiques et une course aux ressources, la gouvernance des secteurs extractifs s’impose comme un levier stratégique.

Infographie — Or · Gouvernance

Au-delà du strict exercice comptable, le rapport ITIE 2025 du Burkina Faso s’inscrit dans une tendance régionale de quête de souveraineté économique par la bonne gouvernance des ressources. Alors que l’Afrique de l’Ouest connaît une recomposition de ses alliances et une accélération de ses projets énergétiques, la capacité des États à rendre compte de la gestion de leur sous-sol devient un indicateur clé de leur crédibilité sur la scène internationale. Reste à savoir si ces mécanismes de transparence pourront résister aux pressions politiques et aux intérêts particuliers.