Le 8 juillet 2026, le groupe émirati ADNOC a officialisé le rachat des activités aval de Shell en Afrique du Sud pour environ un milliard de dollars. L'opération confirme une lame de fond : les compagnies nationales du Golfe remplacent les majors historiques sur le continent. Pour l'Afrique de l'Ouest, où le Sénégal s'apprête à entrer en production sur le champ de Sangomar, ce mouvement pose la question du contrôle des chaînes de valeur et des marges de souveraineté énergétique.
ADNOC rachète Shell en Afrique du Sud
Un milliard de dollars · Un signal pour la souveraineté ouest-africaine ?
- • Shell (Pays-Bas/Royaume-Uni)
- • BP (Royaume-Uni)
- • TotalEnergies (France)
- • ExxonMobil (États-Unis)
- → Contrôle occidental des chaînes aval
- • ADNOC (Émirats arabes unis)
- • QatarEnergy (Qatar)
- • Saudi Aramco (Arabie saoudite)
- • KPC (Koweït)
- → Nouveau pivot énergétique africain
Quel signal pour le Sénégal et l’Afrique de l’Ouest ?
Le Sénégal s’apprête à entrer en production sur le champ de Sangomar. Le rachat des actifs sud-africains de Shell par ADNOC illustre le basculement des majors occidentales vers les compagnies d’État du Golfe. Une question de contrôle des chaînes de valeur et de marges de souveraineté énergétique.
L'acquisition d'ADNOC en Afrique du Sud n'est qu'un épisode d'une reconfiguration plus large du paysage pétrolier africain. Pour l'Afrique de l'Ouest, où les espoirs de développement liés au pétrole et au gaz sont immenses, la question centrale reste celle du modèle : simple fournisseur de matière première ou acteur intégré capable de capter la valeur ajoutée ? La réponse dépendra de la capacité des États à innover dans leurs politiques industrielles et à construire des alliances régionales solides.