Le 23 août 2026, un rassemblement inédit se tiendra à New York pour mobiliser les femmes de la diaspora ivoirienne autour du PND 2026-2030. Cette initiative, portée par Me Ayssata Coulibaly-Diabi, vise à canaliser les capitaux et les compétences féminines vers des projets nationaux. Elle illustre une évolution notable : après le lancement officiel du PND en juillet, les autorités cherchent désormais à élargir leur base de financement en ciblant des acteurs jusqu'ici sous-exploités.
Femmes de la diaspora : nouveau levier du PND 2026-2030
- → Investissements informels des femmes
- → Canaux individuels non structurés
- → Apport invisible dans l'économie
- → Fonds d'investissement dédié
- → Mobilisation structurée à New York
- → Capitaux féminins canalisés
Calendrier de mobilisation
Lancement officiel du PND avec les bailleurs traditionnels
Rassemblement inédit à New York pour la diaspora féminine
Objectif : intégration des femmes dans les projets nationaux
Acteurs clés
Points clés
Budget total de 114 838,5 milliards FCFA pour la période 2026-2030
Mobilisation ciblée des femmes de la diaspora, un potentiel sous-exploité
Création d'un Fonds d'investissement pour structurer les apports
Selon la Banque mondiale, la Côte d'Ivoire affiche une inflation de 0,1 %. Ce contexte de stabilité des prix favorise la mobilisation des investissements privés, notamment ceux de la diaspora féminine.
Une mobilisation ciblée pour un plan ambitieux
Le PND 2026-2030, doté de 114 838,5 milliards FCFA, a été officiellement lancé le 8 juillet 2026, avec l'adhésion des bailleurs traditionnels obtenue par le vice-président Tiémoko Meyliet Koné. Mais ce nouvel appel à la diaspora féminine révèle une stratégie complémentaire : diversifier les sources de financement au-delà des partenaires institutionnels. En ciblant les femmes, l'initiative reconnaît leur poids économique croissant, tant dans les transferts de fonds que dans l'investissement direct.
Les femmes de la diaspora : un potentiel sous-exploité
Les Ivoiriens de l'extérieur sont déjà des acteurs majeurs de l'économie nationale, notamment dans l'immobilier. Cependant, les femmes, bien que représentant une part significative de cette diaspora, ont souvent investi de manière informelle ou via des canaux individuels. Ce rassemblement cherche à structurer leur apport, avec un projet phare : la création d'un Fonds d'investissement dédié. Ce fonds, appuyé par AFG Bank Côte d'Ivoire et l'expertise d'Arsène Coulibaly, ambitionne de canaliser les capitaux vers des projets à fort impact, tout en réduisant les frictions liées à l'investissement à distance.
Un signal pour l'intégration régionale
Cette initiative s'inscrit dans une dynamique plus large en Afrique de l'Ouest, où les diasporas sont de plus en plus perçues comme des leviers de développement. La CEDEAO, dans sa stratégie d'intégration régionale, encourage la mobilité des capitaux et des compétences. En mobilisant les femmes de la diaspora, la Côte d'Ivoire pourrait inspirer d'autres pays de la zone, comme le Sénégal, qui cherchent également à renforcer leurs liens avec leurs diasporas respectives. Cette convergence pourrait à terme stimuler une concurrence saine pour attirer les investissements de la diaspora, au bénéfice de toute la région.
Une évolution dans le temps : de la certification à l'action
Il y a quelques semaines, le secteur bancaire ivoirien montrait des signes de consolidation avec des certifications comme celle de NSIA Banque. Aujourd'hui, l'accent est mis sur l'innovation financière et la mobilisation de nouveaux acteurs. Le passage d'une logique de conformité à une logique de mobilisation est significatif : il témoigne d'une maturité croissante du système financier ivoirien, qui cherche à capter l'épargne de la diaspora de manière plus sophistiquée.
Les défis de la mise en œuvre
Si l'initiative est prometteuse, sa réussite dépendra de la capacité à lever les freins à l'investissement à distance. Les questions de confiance, de transparence et de simplification administrative seront cruciales. Le Fonds d'investissement devra démontrer sa crédibilité et offrir des rendements attractifs pour convaincre les investisseuses. Par ailleurs, la coordination avec les institutions publiques, notamment le ministère du Plan et du Développement, sera essentielle pour aligner les projets financés avec les priorités du PND.
Un rendez-vous à suivre
Le rassemblement du 23 août sera un test grandeur nature de la capacité de la Côte d'Ivoire à mobiliser sa diaspora féminine. Au-delà des annonces, il faudra observer les engagements concrets pris par les participantes et les mécanismes mis en place pour les concrétiser. Ce rendez-vous pourrait également servir de modèle pour d'autres pays de la région, qui cherchent à renforcer leur partenariat avec leurs diasporas respectives.
Cette initiative s'inscrit dans une tendance plus large où les États ouest-africains rivalisent d'ingéniosité pour attirer les capitaux de leurs diasporas. La Côte d'Ivoire, avec ce ciblage inédit des femmes, pourrait bien ouvrir une nouvelle voie, où le développement national se construit aussi grâce à l'engagement des acteurs de l'étranger.